Pyrénées-Atlantiques

SDIS 64, un département bicéphale

Pour les uns, c’est la France qui a été rattachée au pays Basque. Pour les autres, c’est au Béarn qu’elle l’a été ! Nul doute, le caractère bicéphale du département s’exprime au travers de tempéraments attachés au terroir. Entre mer et montagne, les Pyrénées-Atlantiques cumulent tous les risques ou presque. De quoi rendre les aspects opérationnels attractifs pour les sapeurs-pompiers. Sujet de toutes les conversations : disponibilité du volontariat et temps de formation.

Texte > Isabelle Forestier Photos > Patrick Forget > spmag943 février 2003

Franziako suhilzale guzieri ongi etorri »*, disent les sapeurs-pompiers de la partie basque des Pyrénées-Atlantiques. En écho, ceux de la zone béarnaise du département surenchérissent : « Bienvenus ous sapeurs-pompiers des France »*. Le ton est donné : l’accueil est chaleureux et empreint d’une richesse culturelle que tous revendiquent. En ce mois de janvier, l’actualité est riche pour les sapeurs-pompiers du département. Dans quelques jours, le tunnel du Somport sera ouvert aux véhicules de tourisme. « La dramatique histoire du tunnel du Mont-Blanc a, en grande partie, porté les réflexions sur la sécurité dans celui du Somport. Le hasard a fait que la première réunion de travail sur ce sujet s’est déroulée le jour même de la catastrophe du Mont-Blanc, se souvient le colonel Daniel Vergé, directeur départemental du Sdis 64. Alors, très vite, les orientations ont été prises : les refuges du tunnel du Somport doivent être reliés par des galeries au tunnel ferroviaire désaffecté qui lui est parallèle. Aujourd’hui, ces galeries courent tous les 800 mètres, et des refuges supplémentaires sont positionnés entre chaque galerie. Des travaux sont encore en cours et consistent à creuser une galerie pour chacun de ces refuges. »

Une culture du risque

L’actualité, c’est aussi la catastrophe du « Prestige ». Les Pyrénées-Atlantiques ont été le premier département français à déclencher le plan Polmar-Terre. Et le seul à ne pas voir arriver les boulettes tant redoutées ! « Lorsque mi-décembre, l’autorité préfectorale demande le déclenchement du plan, nous étions en train de terminer la révision du plan. Il y a donc eu une accélération: prévision de l’habillement (huit cents tenues), élaboration des procédures d’habillement et de décontamination, tactique générale d’intervention, traduction du plan en actions, recommandations d’encadrement à destination des officiers sapeurs-pompiers et des cadres communaux », explique le commandant Jacques Sampietro, chef du groupement de services opérations. Depuis, les sapeurs-pompiers des Pyrénées-Atlantiques suivent au jour le jour l’évolution des nappes de pétrole au large de l’Espagne et des côtes françaises, et surtout s'appuient sur les premiers retours d’expériences des départements touchés pour affiner leurs procédures. S’il est un département où la culture du risque est importante, c’est bien celui des Pyrénées-Atlantiques. Car comme se plaît à le rappeler le colonel Vergé, « excepté la centrale nucléaire que nous n’avons pas sur notre territoire, nous avons tous les risques : sismique, routier, aérien, ferroviaire, portuaire, nautique, chimique et industriel, feux de forêts, montagne, avalanche, spéléo, tempête… D’où parfois une certaine difficulté à motiver les personnels à se former dans autant de domaines qui, peut-être, ne seront jamais source de problème ».

Pour autant, les équipes spécialisées sont nombreuses. Leur gestion est pensée en termes de proximité avec le risque à couvrir. Seule l’équipe cynotechnique est sous la dépendance directe du Sdis ; les autres équipes spécialisées sont sous la responsabilité d’un chef de groupement. Ainsi, le groupement Oloron-Sainte-Marie gère le groupe de secours en montagne, le Grimp et la spéléo ; celui de Bayonne-Anglet-Biarritz pilote tout naturellement le sauvetage aquatique ; le groupement de Pau administre l’équipe sauvetage-déblaiement ; le groupement Orthez s’occupe de la Cmic. C’est en effet sur ce dernier groupement que se trouve la zone pétrochimique de Lacq-Artix. Particularité : « un détachement de 49 sapeurs-pompiers de la BSPP est positionné à Artix. Depuis de nombreuses années, un territoire de défense leur est attribué, ces personnels intervenants autant que de besoin sur déclenchement du Codis pour des interventions tout autant liées au risque chimique et industriel que pour des interventions classiques de secours à personnes par exemple », explique le commandant Patrice Poisson, chef du groupement centre et responsable de la Cmic. D’ailleurs, depuis 1990, le renouvellement des engins et matériels de ce CS est du ressort du Sdis. Une collaboration en bonne intelligence s’il en est entre services d’origines différentes… Ce qui n’a pas toujours été le cas dans le domaine du secours en montagne. Suite aux difficultés rencontrées aboutissant à une menace de démission de tous les sapeurs-pompiers des centres de secours situés en montagne (cf. SP Mag n° 926 juillet-août 2001), une solution a enfin été trouvée. Le 1er mai 2002, le préfet des Pyrénées-Atlantiques institue pour une période probatoire de six mois une alternance du secours en montagne entre le PGHM et les sapeurs-pompiers du département, chacune des deux parties étant de garde une semaine sur deux. « Sur ces six mois d’essai, le hasard a voulu que soient réalisés sur nos semaines de garde les secours les plus techniques. L’occasion s’il en était encore besoin de démontrer nos capacités à intervenir et nos compétences », indique l’adjudant Xavier Stinglhamber, membre du groupe de secours en montagne sapeur-pompier (GSMSP) et conseiller technique.

Fin octobre, un plan de secours en montagne fondé sur ce principe d’alternance est signé pour une durée de cinq ans. Le GSMSP est composé de dix-sept SP professionnels et volontaires, dont dix chefs d’unité. Quatre maîtres-chiens d’avalanche sont associés à ce groupe, assurant, de décembre à avril, 24 h sur 24, une garde de recherche en avalanche. Dans ce département de mer et de montagne, la départementalisation s’est effectuée dans la douceur. Car le Sdis avait déjà à charge le recrutement des SPP, les dotations en matériels étaient à jour et les indemnisations des volontaires étaient au même niveau ou presque dans tout le département. « Le grand changement a surtout porté sur le casernement. Le transfert a certes été concédé pour le franc symbolique, mais il a induit la gestion de 43 centres de secours, avec tout ce que cela comporte d’entretien et surtout de rénovation et constructions nouvelles », indique le colonel Vergé.

> Jean Gougy, president du conseil d’administration du SDIS

SP Mag : Le dossier montagne est enfin clos. Qu’en pensez-vous ?
J. G. : Je me félicite de la décision récemment intervenue. J’étais, depuis le début, aux côtés des sapeurs-pompiers car convaincu que leur volonté et leur savoir-faire leur permettraient de prendre la place qui doit être naturellement occupée par le service public dont la mission première est de porter secours à la population.

Faites-vous partie des élus qui considèrent que les SP coûtent cher ?
49,95 euros par habitant et par an dans notre département ? A mon sens, chaque citoyen doit connaître ce chiffre et reconnaître qu’il est tout à fait justifié. RTT, formations toujours plus poussées… les décisions nationales ont des répercussions sur l’augmentation du budget. Augmentation d’ailleurs nécessaire et qui ne me traumatise pas, car elle répond aux besoins des sapeurs-pompiers et à la sécurité de la population. Mais attention, s’il faut maintenir un budget de rigueur, il ne faut pas un budget rigoureux. Je ne souhaite pas que demain, un décideur nous annonce que nous devons faire avec une enveloppe budgétaire, car une enveloppe ne correspond jamais à des besoins précis et des réalités.

Que dire du volontariat aujourd’hui ?
Qu’il faut multiplier les conventions avec les employeurs. Les communes doivent s’inscrire dans cette démarche et faire valeur d’exemple. Il faut informer et avoir, je pense, une politique encore un peu plus offensive auprès des employeurs pour leur faire comprendre l’avantage de libérer de temps en temps leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires. Parce qu’un jour peut-être, ces salariés seront les premiers à intervenir pour participer à la sauvegarde de l’outil de production ou pour secourir un collègue. Quant au maintien de la motivation des sapeurs-pompiers volontaires, il passe inévitablement par des rénovations et constructions de casernes. Pour les 5 ans à venir, nous avons programmé 30 millions de francs pour faire des centres de secours des lieux de vie dans lesquels chacun se sente comme chez soi.

 

Casernements : l’ambitieux programme

Des travaux d’extension concernent, par exemple, la direction. Les nouveaux bâtiments accueilleront certains services aujourd’hui installés en périphérie de Pau dans des locaux loués, mais aussi l’école départementale, avec terrain de manœuvres, tour d’exercices, une petite maison à fumée et surtout une remise lui permettant de disposer de moyens affectés à la formation. De grands chantiers concernent également de nombreux CS dans lesquels les locaux à sommeil ont disparu pour laisser place à des bureaux. Et pour certains centres de secours, l’occasion est enfin donnée de quitter des locaux d’un autre siècle. Il en est ainsi à Mauléon, où 37 SPV ont hâte de prendre possession d’une caserne toute neuve. « Il y a 3 ou 4 ans, pour nous faire entendre, nous avons dû recourir à une menace de grève par voie de presse, reconnaît le lt Christian Sola, chef de centre. Il ne nous était plus possible de continuer dans un bâtiment où pour suivre l’adaptation aux nouvelles normes des engins, les portes avaient dû être rehaussées et le sol creusé afin de permettre aux véhicules de passer sans que le gyrophare n’accroche…. Nous en étions au point où lorsqu’il faisait froid nous mettions des chauffages d’appoint devant les véhicules, lorsqu’il y avait des inondations, nous étions les premiers informés car les premiers à avoir les pieds dans l’eau ! » Les rénovations et constructions de casernes expliquent en partie l’évolution du budget du Sdis 64. Car celui-ci, depuis 1997, date du dernier budget avant la départementalisation, a été majoré de 26 millions d’euros, soit 137 % d’augmentation ! Une situation qui trouve aussi ses raisons dans la remise à niveau de l’habillement, la mise en œuvre des 35 heures (101 gardes de 24 heures en 2003 pour les non-logés, trente gardes de plus pour les logés), les régimes indemnitaires, le recrutement de sapeurs-pompiers professionnels (192 en 1997, 449 en 2003), la réforme de la filière professionnelle… Ce dernier point pose d’ailleurs questions. « La mise en œuvre de ce texte n’est pas facile car elle est sujette à interprétation, estime Paul Bouygard, chef de service ressources humaines. Lorsque l’on a besoin de recruter un chef de centre, faut-il prendre un capitaine ou un lieutenant ? Et si nous prenons un lieutenant, peut-on se dire qu’il sera un jour remplacé par un major ? Il y a là un choc culturel entre des textes réglementaires et un mode de fonctionnement qui date de plusieurs siècles. »

 secours en ravin

Une spécialité à part entière La montagne est pourvoyeuse d’interventions particulières. Recherche de promeneurs égarés, chutes en ravins de personnes ou de véhicules… des situations que connaissent bien les 32 sapeurs-pompiers volontaires du CS Saint-Etienne-de-Baïgorry. « Nous défendons 9 communes en premier appel. Et de la caserne au point le plus éloigné, à la frontière espagnole, il y a 35 minutes de délais de route, déclare le lieutenant Dominique Mendibil, chef de centre. Autant dire que nous sommes loin des équipes spécialisées auxquelles il faudrait parfois faire appel pour des interventions dans des conditions difficiles ». C’est pourquoi 9 sapeurs-pompiers de ce centre ont pour spécialité le secours en ravin. Encadrés par des personnels du Grimp, ils sont formés à évoluer sur des cordes, effectuer des reconnaissances en ravin, et disposent de lots de sauvetage améliorés et d’une civière pour hélitreuillage. Dans la même logique, l’un des sapeurs de ce CS, maître-chien et chef d’unité, est seul à posséder cette spécialité pour toute la partie basque du département. En 2002, sur 22 interventions pour recherche de personne égarée, il en a effectué 18 !

 

Volontariat : le pari de la réussite

Quant au volontariat, il a dans les Pyrénées-Atlantiques le profil qu’on lui connaît dans pratiquement tous les départements français, à savoir un effectif conséquent mais qui mérite une attention de tous les instants car les problèmes de disponibilité opérationnelle, les temps de formation demandés, le difficile recrutement en zones rurales et les effectifs en journée pourraient, à terme, jouer en sa défaveur. Aussi, le Sdis et l’union travaillent-ils main dans la main et font des conventions avec les employeurs un dossier commun. Un domaine dont le département n’a pas à pâlir. Car fort de 539 conventions obtenues depuis avril 1997, permettant d’avoir dégagé 6 098 heures de formation au titre des plans de formation des entreprises, soit 762 journées conventionnées, les Pyrénées-Atlantiques font partie du trio de tête en France. A ce titre, le major Claude Vidal, responsable de la cellule départementale du développement et de la prospective du volontariat, a été audité par la mission Fournier. « Aujourd’hui, 10 SP volontaires ont bénéficié d’une promotion dans leur entreprise grâce aux conventions mises en place et les compétences ainsi acquises », explique-t-il. Le lieutenant André Brioulet est de ceux-là. Il y a quelques années, son employeur saisit l’opportunité de s’appuyer sur ses connaissances de sapeur-pompier volontaire, et d’agent de maîtrise le nomme responsable sécurité. S’ensuivent, payés par l’entreprise, le brevet prévention, le certificat risque chimique, FOR 1 et 2, COM, etc. La convention s’est depuis élargie à onze salariés. Un audit sécurité par l’assureur de cette entreprise a eu pour effet immédiat une réduction de la prime d’assurance. L’effet boule de neige ne s’arrête pas là : à son tour, le centre de secours bénéficie du potentiel de ce SP volontaire. André Brioulet passe le monitorat de secourisme, gravit les divers échelons de sous-officier et est nommé lieutenant adjoint au chef de centre. Hélas, les conventions ne font pas tout. C’est en tout cas ce qui ressort du discours de plusieurs sapeurs-pompiers dans ce département.

Questions aux décideurs

Comme le note si tristement l’adjudant-chef Jesus Oliva, du CS Mauléon, « convention ou pas, c’est bien beau d’avoir du monde sur le listing de garde, mais dans la journée, au général, c’est toujours les mêmes que l’on voit. Car si le patron ne veut pas laisser partir son employé, on ne peut rien faire. Sauf à rendre les heures de travail passées dehors ou à poser des RTT… Si j’avais en face de moi un décideur, je lui demanderais ce qu’il compte faire pour aider les volontaires à ne pas pâtir de leur engagement au détriment de leur salaire ou de leur évolution de carrière. Autant avant, lorsqu’un volontaire se présentait pour un emploi, cela était bien vu, autant aujourd’hui, on en est à se dire qu’il vaut mieux cacher que l’on est SPV », avoue-t-il. De son côté, le cdt Patrice Poisson considère que le problème se situe essentiellement sur le temps de formation. Il existe, selon lui, un total décalage entre les textes et la réalité quotidienne. « En plus du secourisme, on demande à un volontaire de se former sur le risque technologique, le lot de sauvetage, le travail en binôme… les temps demandés sont incompatibles avec leur vie professionnelle et familiale. Si je connaissais ceux qui rédigent de tels textes, je leur demanderais s’ils ont pensé à consulter des CS. » Ce souci du temps de formation n’en est plus un à Couarraze. Sur les 26 SP que compte ce CPI, 20 disposent d’une convention chez leur employeur. Pour autant, ils ont été les premiers dans le département à tester la formation continue. « Tout le monde a adhéré à cette nouvelle formule, notent le caporal Charles Albuquerque et le lt Christian Fréchou, chef de centre. Cela permet de se remettre en cause plus souvent, d’un mois sur l’autre il n’y a pas de perte dans les acquis. Il semble vraiment que la formation continue donne de meilleurs résultats ». Une généralisation qui pourrait bien se faire jour dans les mois qui viennent. A suivre…

 sauvetage aquatique

Heureux comme un pompier dans l’eau Pays du surf, le pays basque accueille régulièrement des championnats du monde dans cette discipline. Il est aussi le lieu de regroupement des sauveteurs côtiers et plongeurs sapeurs-pompiers. Une centaine de professionnels et volontaires, passionnés de surf, planche, scooter de mer, trouvent à assouvir cette passion pour l’élément liquide dans des activités opérationnelles. Environ 450 interventions en sauvetage aquatique ont ainsi été réalisées en 2002, pour l’essentiel en mai-juin et septembre-octobre, dates auxquelles les plages ne font pas encore l’objet d’une surveillance mais où la météo invite à la pratique des plaisirs nautiques. Sauvetage côtier et plongée étant pratiqués depuis longtemps dans ce coin du département, les tactiques d’intervention et matériels utilisés sont bien rôdés. Ainsi, les scooters de mer remplacent progressivement les embarcations semi-rigides et sont complétés avec la 4e génération de planches de sauvetage, sortes de matelas tractés par les scooters et permettant le transport d’un sauveteur et d’une victime. « Aujourd’hui, nous formons des personnels venus de toute la France pour qu’à leur tour ils enseignent dans leur département cette technique inventée ici », indique le lieutenant Bonson, conseiller technique départemental en sauvetage côtier et plongée. Le service nautique possède en réalité un agrément zonal et reçoit des stagiaires de toute la France pour des formations dans ses deux spécialités ainsi qu’en sauvetage en intérieur (eaux calmes et eaux vives). Une antériorité sans doute appréciée et recherchée, puisque malgré les 2 000 jours stagiaires de formation dispensés l’an dernier, toutes les demandes n’ont pu être satisfaites. Une situation qui ravit le lieutenant Bonson. « Chez les SP, nous avons trop souvent tendance à vouloir réinventer ce que d’autres maîtrisent depuis longtemps. C’est une perte de temps et d’énergie. Il faut que nous nous contactions les uns les autres, mutualisions nos réflexions pour transposer à l’identique partout en France les techniques les plus éprouvées ».

 

Deux sejours en un seul pays, le pays Basque

Ski de fond ou ski de piste, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux.

Il s’étend des cimes élancées des Pyrénées occidentales aux plages baignées par l’océan Atlantique. En pleine nature, des eaux tumultueuses ravinent la montagne tout en se frayant un chemin dans une végétation luxuriante. La forêt d’Iraty est considérée comme la plus belle forêt de hêtres d’Europe. Une invitation à la randonnée… Dans les villes et villages, les tenues blanches avec foulard et ceinture rouge sont de sortie l’été. Les rues, bordées d’Extea, maisons traditionnelles, s’animent de courses de vaches, de danses et chants traditionnels. Enfin, si le rugby et la pelote règnent en maître au pays du piment d’Espelette, les démonstrations de force basque, moins connues, méritent le détour. Le Béarn Au printemps, la transhumance amène bergers, chiens et brebis à entamer une longue marche vers les pâturages. Le fromage de brebis est d’ailleurs une des spécialités culinaires du Béarn, où bien manger rime avec authenticité des produits de la terre et diversité. La Garbure, soupe chaude avec confit d’oie, les spécialités charcutières et la route des vins du Jurançon ne demandent qu’à être découvertes. En hiver, la partie montagneuse du Béarn s’enveloppe d’un manteau poudreux, donnant une irrésistible envie de chausser des skis pour évoluer dans un décor grandiose.

 

 

 

Quelques chiffres

géographie
Superficie : 7 645 km2 ; 600 000 habitants (un centième de la population française), 547 communes. Principales villes : Pau et Bayonne (plus de 100 000 habitants chacune). 35 km de littoral, 135 km de chaîne pyrénéenne, 211 111 ha de surfaces boisées. 180 km de voies ferrées, 180 km d’autoroutes, 2 aéroports (Pau et Biarritz), 1 port de commerce (Bayonne), 2 ports de pêche (Hendaye et Saint-Jean-de- Luz).Point le plus haut : le pic Palas à 2 974 mètres (le pic du Midi d’Ossau, plus connu, est à 2 884 mètres).

personnel
449 sapeurs-pompiers professionnels, 1 500 sapeurs-pompiers volontaires (dont une centaine sont parallèlement SPP), 75 personnels administratifs et techniques.
équipement
Le corps départemental est constitué de 4 groupements, 4 CSP sièges de groupement, 33 CS, 8 CPI. En montagne, 3 CI sont de plus activés pendant la saison hivernale. Véhicules : 500 engins (dont 72 VSAV, 14 échelles, 34 FPT, 19 FPTL, 5 FSR, 4 VSR, 5 VSRL, 6 RSR, 93 VL, 43 VLHR, 42 VLU, 30 VTU, 3 VTUHR, 5 VTUHRSR, 22 VTUSR, 2 CBEA, 14 CCLF, 28 CCF2, 3 CCF4, 3 CCGC, 1 Cmic, 1 DEP, 2 PMA, 20 bateaux, 4 scooters de mer, 8 CPC).
budget
Budget primitif 2003 : 45 327 076 euros. Répartition en fonctionnement : 33 825 902 euros (dont 25 925 747 pour les frais en personnels, 2 774 419 pour les frais financiers, 5 125 735 pour les frais de gestion), et investissement : 11 501 174 euros. Coût des secours par habitant et par an : 49,95 euros.
interventions
30 595 interventions en 2002.
manifestations Nécessitant un dispositif SP : Grand Prix automobile de Pau et Grand Prix historique, Tour de France, Feu d’artifice de Biarritz, Fêtes de Bayonne, rassemblement Herri Urrats, Festival Euskal Herria Zuzenean, Festival international des Pyrénées.